samedi 5 juillet 2008

« Cette sensation de ne pas avancer me tiraille, m’épuise, je passe mes soirées à siroter des jus d’ananas ici pendant que les rues extérieures s’emplissent et se vident au rythme des jours et des nuits... au rythme ! Les gens ont un rythme, une routine, une vie navale qui s’organise autour d’une ancre solidement nichée dans les profondeurs de cette chose... indéfinissable que je ne possède pas. Le désir, la curiosité, le dépassement de soi ? Je ne suis pas une bête, ni de concours ni de foire, j’ai depuis longtemps perdu l’envie de prouver l’inutile pour le confort des autres. Seulement en croyant en moi, pour moi, ces autres-là m’ôtent cette part de confiance qui me fait défaut. Fonder tous ses espoirs sur une unique personne amène celle-ci à se sentir diminuer pour ne finir par former qu’une petite boule d’orgueil, trop fière pour oser risquer de décevoir. Je suis désormais minuscule ridicule. En cela, je participe à la déception d’une personne au moins, et je suis cette personne. »

1 commentaire:

Unknown a dit…

Salut.

Je commence à prendre goût à ce blog. Deviendrais-je un fidèle lecteur? -Possible!
En tout cas c'est avec beaucoup d'émotions que je vous lis. Et sans vouloir vous offensez, vous êtes un esprit un peu perturbé par le déluge d'inventivité et d'émotions !

Sincèrement, un recueil(non un cercueil(lapsus)) doit-il sortir prochainement en librairie? :-)
Parce que il me semble, et non seulement d'instinct, mais aussi de raison, que la qualité y est omniprésente. Et comme je l'ai écris précédemment dans un commentaire, ici même ; "c’est une belle expression de la personnalité et des expériences"
Je réitère au carré.

Wouaaa...
Nom de Dieu.
Bonheur à souhait. Longue vie à la vie sous toutes ses formes.
Viva la vida. Tralala.

Dimitri