lundi 26 mai 2008

Aux questions sempiternelles
Je ne réponds que de ma gloire
Celle qui déchue jamais n'oublie
Son salut face à l'éternel

Quand les minutes précèdent les doutes
Je hausse le ton
Je broie mes peurs
Il est là l'homme de la brume !
Il me trompe de son masque terne
Son doigt tremblant m'indique l'aurore

Paupières abattues sur l'indicible
L'invisible oppresse celle qui ne veut pas voir
Le coeur se défile et l'on entend gémir
La cage thoracique
Sa froide solitude

Qu'advient-il des certitudes ?
Quand dans l'ombre il me consulte
Je ne crois plus qu'en l'amertume
Fissurée
Démembrons ensemble ce qu'il reste d'un corps !
Au faîte de la ville je ne m'élève
Que parce que mes os frémissent encore.

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