mardi 25 novembre 2008

Obsolète.

mardi 23 septembre 2008

Mon cœur est une bulle qui se gonfle avec les heures : pressez-le du doigt une seconde, il éclate aussitôt. Je tiens en équilibre sur une corde vacillante et c'est un sourire qui, pareil au pantin dont on manie les ficelles, me tire vers le haut. C'est une jolie sensation, de celles que l'on garde en soi mais que les yeux trahissent.

vendredi 12 septembre 2008

" - Veux-tu m'épouser ?
- Désolée, le mariage c'est pas mon truc.
- On n'a qu'à se pacser...
- Non plus !
- C'est dommage, faudrait qu'on s'épousaille, qu'on élève des poules, des vaches, avec l'herbe fraîche et le chien qui dort à l'ombre...
- Pas mal, mais on peut faire tout ça sans mariage non ?
- C'est vrai !
- ...
- Tu sais quoi ? T'as un truc, une beauté de l'âme qui vient de là-haut ou d'ailleurs, un sourire... On se fait la bise ? T'as quel âge ?
- 17 ans.
- J'en ai 33. Si j'avais 17 ans... Dommage !"

vendredi 22 août 2008

Du sentiment pour ce qui n'est que chair et os
De l'apaisement, fugace, fugace, fugace
D'une invitation maladroite
D'un rejet constant
Du désir de se montrer
Du besoin de masquer
Des questions sonores
Des réponses inaudibles
Des départs, des retours
Des fuites immobiles

Des mots qui ne sonnent plus.

dimanche 27 juillet 2008

Bouffées de violence.
Je suis ce que je ne suis pas
Une fille lointaine figée par l'image
Une tartine enfantine
Le sourire de l'instant
Mes mots se désordonnent

Ils m'abandonnent,
Comme beaucoup d'autres.

Je crève de ne pas vivre
Et les sursauts rompent mon sommeil,
Défont mes rêves
Quand se font entendre
Des pas familiers
(Qui n'existent plus).

Je pleure d'écrire
Ce que l'âme me dicte,
Je pleure de penser
Ce que laisse ma plume.

C'est ainsi que vont les choses,
Les tartines me retranchent
Dans les profondeurs
Dans les tripes
Dans l'abstrait
Le conscient trompe-t-il l'origine ?

L'oeuf,
L'oeuf est effrayant
Ce sont ces lignes tracées,
Ces cercles brisés
Ces triangles affamés

Et je pleure d'écrire
Ce que l'âme me dicte.

samedi 26 juillet 2008

Je n'ai plus le coeur à penser, seulement à panser.

jeudi 10 juillet 2008

Et Baudelaire chantait ces trésors fardés.

« Avons-nous donc commis une action étrange ? »

Non, rien d’étrange,
Juste insolite, saugrenu…
Oui, drôle et comique,
Une pernicieuse passade,
Une excentricité.

« Qui donc devant l'amour ose parler d'enfer ? »

Les ardeurs contestées se délitent en douceur
Si jamais l’on ne brise
L’ouvrage millénaire,
Si jamais l’on ne fauche
L’édifice empereur.

Crève,
Crève ce cœur qui bat pour des passions oubliées !
Fuis ces transports délétères à jamais !

L’homme fut
Mécanique avant l’heure,
L’esprit accordé
Aux aiguilles d’une montre,
Tu comptes les secondes
À la place des minutes

Le temps se vengera
Fugace est le désir.